
Pour Passé antérieur, la lumière accompagne le visiteur, tel un fil d’Ariane, de la réalité tangible du chercheur jusqu’à l’imaginaire vibrant de la cité antique reconstituée.
Le parcours repose sur une dualité : la lumière « outil » et la lumière « atmosphère ».
La première partie de l’exposition déploie une lumière technique, crue et directionnelle. Empruntant aux codes du cinéma et du studio photo, elle sacralise le geste du reconstituteur : elle décortique, analyse et met en exergue la méthode scientifique. Elle donne à voir la « fabrique » de l’Histoire.
Puis vient la rupture temporelle. Un tunnel traversé par une vibration lumineuse intense fait basculer le visiteur dans un autre régime de perception. La lumière se fait alors matière et sensation ; elle règle la chronobiologie du parcours. On ne traverse plus un musée, on suit la course du soleil sur Lugdunum.
Le travail fin des températures de couleur, du froid matinal au chaud crépusculaire, et des incidences, tantôt rasantes, tantôt zénithales, fait sortir les aquarelles de Jean-Claude Golvin de leurs cadres. La lumière prolonge les perspectives dessinées et enveloppe le visiteur, créant une continuité visuelle entre l’œuvre exposée et l’espace parcouru.
Cette dramaturgie s’appuie sur une gestion rigoureuse des niveaux d’éclairement, respectueuse de la fragilité des œuvres : l’ombre y devient un écrin protecteur, et le contraste un outil de mise en scène.
Passé antérieur
Exposition Musée Lugdunum
/ Muséographie

/Equipe
Maître d’ouvrage : Métropole de Lyon, pour Lugdunum Musée et
Scénographie : atelier L+M
Graphisme : atelier L+M
Manipes : Atelier Prosper
Audiovisuel : Anamnesia
Lumière : Luminariste
Impression : Médiamax
Agencement : Ellipse Bois.
/Dimensions
700m2
/Matériaux
Conception, programmation lumière, Régie Lumière
/Expositions
Musée Lugdunum - Musée Gallo-Romain de Lyon
























