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L'installation Sentinels offre une fable sensorielle sur la beauté de

l'océan et sa montée inéluctable. D'abord fasciné par des reflets

hypnotiques et des sons abyssaux, le visiteur fait face à la réalité

climatique. Dix balises mécaniques tracent au-dessus de lui la ligne de

flottaison prévue pour 2100 par le Groupe d’experts

Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC). Disposées en arc

de cercle, elles encerclent le visiteur, l'immergeant physiquement sous

la ville engloutie de demain.



L’immersion : La fascination des abysses

L’œuvre opère d’abord par la séduction. Grâce à un système optique sur mesure, nous peignons l’espace public de « caustiques », ces reflets aquatiques hypnotiques.

Le spectateur est happé par cette poésie des abysses, baigné dans une atmosphère sonore où les bruits de la ville nous parviennent étouffés, filtrés par les profondeurs. C’est le temps de la contemplation.



La Réalité : Une ville engloutie (Horizon 2100)

Mais cette beauté porte en elle une puissance qui nous dépasse. L’œuvre s’ancre dans une réalité scientifique implacable : les projections du GIEC annoncent une élévation du niveau des mers pouvant dépasser un mètre d’ici 2100. Nous matérialisons cette donnée abstraite en un paysage sensible. Les balises, perchées sur leurs mâts télescopiques, tracent une ligne de flottaison fictive au-dessus de nos têtes. Nous ne sommes plus sur la rive, mais sous la ville de demain. Sans jugement, l’œuvre matérialise simplement ce changement d’échelle : une prise de conscience physique de notre fragilité face à l’immensité liquide.



Les Sentinelles : Des personnages mécaniques

Au cœur du dispositif, les dix balises deviennent des personnages à part entière. Animées par une « respiration » mécanique, elles ondulent avec une organicité troublante. Tantôt phares bienveillants, tantôt signaux de détresse affolés par la tempête, elles possèdent un comportement propre.

Perchés sur leurs mâts, ces veilleurs silencieux nous observent. Sont-ils là pour nous guider comme des phares ou pour signaler l’imminence de la submersion ? Ils incarnent cette nature qui nous regarde, impavide.



La Scénographie : Le spectateur au centre de l’arène

Tel un théâtre grec, cette implantation en arc de cercle place le citoyen au cœur de l’agora, physiquement encerclé par la montée des eaux. Il n’est plus un observateur distant face à un écran ou un graphique ; il est physiquement immergé dans le phénomène. Cette disposition crée un espace de sidération poétique, un lieu de médiation où la beauté visuelle sert de porte d’entrée à une réflexion profonde sur notre relation à la nature et notre maison commune.






Sentinels

Underwater

/ Artwork

/Equipe

Production Luminariste

Coproduction Département de la Moselle, Département de l’Isère



Direction artistique et Conception Lumière :  Benjamin Nesme

Direction artistique et Design : Marc Sicard

Création musicale : Camille Rocailleux

Conception Sonore : François-Xavier Weber


Bureau études : Scénomatic

Construction métalique : Atelier Bien Soigné (Jérémie HAZAEL MASSIEUX, Hafid Chouaf, Albane de Gouvion Saint Cyr)

Construction de mats : Scénetec

Motorisation : Movitecnic

Peinture et patine : Claire Jouet Pastré et Célia Guinemer


Stagiaire :

Camille Cholot : Design et Micro Architecture

Jean Bucher : Maker / Design

Mailys Minière : Scénographie




/Dimensions

L:21m x W:11m x H:6m

/Matériaux

Aluminium, Acier, Led, Electronique, Vérin et motorisation, lentilles fresnel

/Expositions
  • Constellations de Metz

  • Lumière au musée - Département de l'isère - CHRD Grenoble

  • ...


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